Mots mêlés religieux

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Explications des termes des mots mêlés:

  • encens: L’encens (en latin olibanum, en anglais frankincense, en allemand Weihrauch, en hébreu לבונה, levona ; en arabe لبٌان, lubbān ; dans la tradition orthodoxe, outre le terme général кадило, on emploie plus souvent ла́дан, ladan ; en grec λήδανον ou λάδανον) est une résine aromatique issue d’une gomme-résine. Elle est extraite du tronc de l’arbre à encens (Boswellia) et, associée à la myrrhe et au baume, dégage en brûlant un parfum épicé.
  • pyxide: La pyxide, également appelée repositorium ou custode, est un récipient liturgique utilisé dans l’Église catholique pour conserver une grande hostie consacrée jusqu’à son exposition dans l’ostensoir. L’hostie y est placée dans une lunule, pièce en matériau noble, souvent dorée et ornée, en forme de croissant horizontal, qui permet de la maintenir dans l’ostensoir. La pyxide est fabriquée dans un matériau noble et prend généralement la forme d’un petit coffret circulaire monté sur un pied, souvent surmonté d’une croix. Son intérieur est doré et sa partie inférieure comporte des glissières dans lesquelles on insère la lunule avec l’hostie consacrée. La pyxide contenant l’hostie consacrée est conservée dans le tabernacle de l’église. Par respect pour l’Eucharistie, seul un prêtre, un diacre ou éventuellement un acolyte peut saisir le récipient lorsqu’il n’est pas vide.
  • patène: La patène (du grec ancien πατήνα, passé par le latin patina puis le latin médiéval patena, « plat ») est un vase liturgique utilisé dans les Églises chrétiennes lors de la célébration de l’Eucharistie. Elle prend généralement la forme d’une petite assiette ronde et est habituellement fabriquée en or ou en argent doré. Le plateau des offrandes est parfois également appelé patène. Dans l’Église catholique romaine, on distingue la patène du calice et la patène de communion.
  • manuterge: Le manuterge, parfois appelé à tort lavabo d’après le rite au cours duquel il est utilisé, est un linge blanc avec lequel le prêtre s’essuie les mains pendant la messe après le lavement. Il peut porter une petite croix brodée sur le bord, afin de le distinguer du purificatoire qui la porte au centre, la lettre « L », ou ne comporter aucun signe. Il est généralement posé sur les burettes de vin et d’eau ou près du lavabo.
  • confirmation: La confirmation (du latin firmare, affermir) est l’un des sept sacrements des Églises catholique, orthodoxe et hussite tchécoslovaque. Avec le baptême et l’Eucharistie, elle fait partie des sacrements de l’initiation chrétienne. Selon l’enseignement de ces Églises, elle a été instituée par Jésus-Christ et permet au chrétien de recevoir de Dieu le sceau du don de l’Esprit Saint. Avec le baptême et l’ordre, la confirmation imprime, selon la doctrine catholique, un caractère indélébile dans la personne ; ces sacrements ne peuvent donc être reçus qu’une seule fois dans la vie.
  • fonts baptismaux: Les fonts baptismaux sont un bassin ou un récipient contenant de l’eau bénite, utilisé dans les églises chrétiennes pour le sacrement du baptême. Ils contiennent l’eau avec laquelle une personne est baptisée et devient chrétienne.
  • crédence: La crédence, également appelée abaque, fait partie du mobilier liturgique de l’église. Il s’agit d’une petite table destinée à préparer les objets nécessaires à la messe, généralement placée dans le sanctuaire près de l’autel. Elle se trouve le plus souvent contre le mur du côté de l’épître. Elle peut être recouverte d’un linge de lin et est desservie par les acolytes ou les servants d’autel. On peut y déposer le pain et le vin avant la consécration, un plateau, les patènes, les burettes, le manuterge, etc. Pendant la célébration, les hosties destinées aux fidèles peuvent y être conservées dans un ciboire ou une pyxide.
  • corporal: Le corporal est un linge carré de lin blanc utilisé lors de la célébration de la messe dans l’Église catholique. Pendant la messe, on y pose la patène, le calice et, le cas échéant, le ciboire. Dans la forme extraordinaire du rite romain, l’hostie elle-même y est également déposée.
  • purificatoire: Le purificatoire (du latin purificatio, purification) est un linge blanc rectangulaire utilisé dans la liturgie catholique. Il est plié en six pour former une bande étroite placée entre le calice et la pale. Il porte généralement une petite croix brodée au centre et peut être orné de broderies sur les petits côtés. Pendant la majeure partie de la célébration, il repose sur le calice ; durant la liturgie eucharistique, il est placé sur le corporal.
  • célébrant: Le célébrant (du latin celebrare, célébrer) est le prêtre qui célèbre la messe. Depuis le concile Vatican II, l’Église catholique romaine permet à plusieurs prêtres de célébrer ensemble une même messe, c’est-à-dire de concélébrer, pratique auparavant réservée à des occasions exceptionnelles. Ces prêtres sont appelés concélébrants et l’un d’eux est le célébrant principal. Dans l’Orient chrétien, la concélébration était au contraire une pratique habituelle.
  • célébration: Une célébration liturgique est un rassemblement de personnes motivé par la foi, destiné à communiquer avec Dieu, à le rencontrer ou à lui offrir un sacrifice.
  • calice: Le calice (du latin *calix*) possède deux archétypes : d’une part, le cratère, récipient antique à deux anses de dimensions variées, destiné à mélanger le vin avec de l’eau ainsi qu’à le boire, et d’autre part, la coupe à vin montée sur un pied ouvragé. Dans le christianisme, ce terme désigne traditionnellement un vase liturgique, c’est-à-dire un objet utilisé lors de la célébration du culte. Selon les Évangiles, Jésus-Christ présenta à ses disciples, lors de la Cène, un calice rempli de vin en prononçant les paroles de la future prière : "Prenez, et buvez-en tous… ".
  • burettes: Lors de la messe catholique, on utilise une paire de petites burettes liturgiques posées sur un plateau : l’une contient l’eau (elle peut porter la lettre A, du latin aqua, ou ne pas être marquée) et l’autre le vin (avec la lettre V, de vinum). Pendant la célébration, le prêtre verse le vin et l’eau dans le calice. Il récitait ensuite le psaume 26,6, qui commence par le mot lavabo, et se rinçait les doigts avec l’eau d’une burette plus grande, versée sur ses mains par le servant d’autel. Il s’essuyait avec un petit linge qui recouvrait les burettes. L’ensemble du rite était appelé en latin lavabo, terme qui a aussi été appliqué par extension à ce linge. Depuis 1968, le rite a été simplifié et le prêtre récite le psaume 51,4, demandant le pardon de ses fautes avant le sacrifice. Les burettes liturgiques sont généralement en verre ; exceptionnellement, elles pouvaient être réalisées en métal précieux, par exemple en argent doré, mais aussi en étain ou en laiton. La grande aiguière destinée au lavement des mains est habituellement métallique.
  • luminum: Le Samedi saint (en latin sabbatum sanctum, magnum ou luminum, c’est-à-dire saint, grand ou lumineux) est, dans le calendrier liturgique, le jour qui précède le dimanche de Pâques. Il fait partie de la Semaine sainte et constitue le deuxième jour du Triduum pascal. Il commémore le jour où Jésus demeura au tombeau.
  • Goupillon: Le goupillon (aspergillum) est un instrument liturgique utilisé pour l’aspersion. Il est généralement en métal, muni d’un manche et d’une tête creuse perforée contenant une éponge que l’on plonge dans l’eau bénite du bénitier. En l’agitant, on répand l’eau bénite dans le lieu ou sur l’objet à bénir. Dans certaines régions, le goupillon se présente sous la forme d’un faisceau de petites branches liées ensemble.